23 août 2007
La route pour Kratié
Au départ de Siem Reap, nous avions l'espoir de pouvoir remonter le Mékong entre Kompong Chan et Kratié mais voilà après 5h de bus, nous sommes contraints de prendre un mini bus pour de nouveau 4h de route. (Pour revoir la carte du Cambodge, cliquez ici)
Pas facile d'aller à la rencontre des dauphins du Mékong !

Pour l'heure nous n'y sommes pas encore et je voulais vous faire profiter de quelques photos des transports insolites croisés sur notre route.

Je n'ai aucune idée du poids de ce tronc d'arbre mais je l'avoue, jamais je ne le ferais, nous étions 7 et nous sommes restés tous, la bouche ouverte non pas par l'exploit mais par le risque pris.

Il reste toujours une petite place pour un ou deux paquets en plus, un auto-stoppeur ... Mais il y a aussi toujours un risque d'averse, il est préférable de prévoir un poncho de pluie.

L'habitat est assez différent d'une région à une autre mais ne vous y trompez pas, les maisons, même avec des murs et un toit, sont souvent très précaires.

Précaire ne veut pas dire insalubre. Un grand lit et plusieurs hamacs permettent à toute la famille de dormir.

La cuisine est sous la maison ou dans une cahute à côté. La salle de bain toujours dehors, à l'aide de très grande jarre, l'eau de pluie est récupérée et servira à toute la famille pour se rincer. Les cambodgiens se lavent habillés d'un sarang, grand tissu coincé sous les aisselles.

Les toits sont de paille, en tôle ou en tuile. Il faut compter 40$ pour une toit en paille pour une maison de 2 pièces mais attention il n'est pas possible de passer de la tôle à la tuile, la pente de la charpente n'étant pas la même. Les familles sont très pénalisées pour faire un tel changement alors que sous la tôle, il fait parfois 50°. Il n'est pas suffisant de mettre de l'argent de côté pour remplacer son toit, il est nécessaire de refaire une partie de la maison.

Les maisons sont à 90% sur pilotis.

Je n'ai pas de photos à vous montrer mais plus nous nous approchons des villes au bord du Mékong et plus les maisons s'allongent en s'avançant vers la rivière. Les toits sont plus décorés, les maisons de bois et très souvent peintes.

Des familles entières vivent ensemble, pas seulement enfants, parents et grands-parents mais aussi oncle, tante et leurs familles respectives.

Pour finir cette traversée, quelques visages et sourires qui ensoleilleront votre journée.

Nous faisions le plein d'essence, lorsque un groupe d'enfants, gardien de buffle, arriva ....

La joie d'enfants, simple, heureux d'être ensemble, étonné d'être photographié
17 août 2007
Les potières de Kompong Chhnang
Pour revenir sur la dernière photo de mon précédent post, je vous montrai les glaces cambodgiennes, glaçon râpé, sirop multicolore et lait concentré, pas testée, une léger doute sur le glaçon, eau purifiée ou non, même si je suis prête "à presque tout pour vous" pas au point d'être malade.
Rapidement, je vous ai aussi montré une photo d'une salle de bain en plein air, je reviendrai sur l'habitat cambodgien (les conditions de vie des étrangers au Cambodge sont très différentes, les maisons très largement adaptées) dans un prochain post mais voici une cuisine traditionnelle, vous en apprécierez chaque détail, j'en suis certaine.

Je voulais revenir sur le fait que je suis très heureuse d'être venue au Cambodge mais il n'est pas toujours utile de rencontrer ou d'apprendre à connaître des gens que vous croisez, il n'y avait pas d'autres interprétations. Mais il y a de ses rencontres qui vous transforment, qui vous transportent ... heureusement

La "yeiy" (grand mère)
Les potières de Kompong Chhnang, qu'Anakot Angkor souhait aider, utilisent une technique très particulière appelée la technique du battoir.
Difficile de savoir si elles utilisent cette outil car la terre n'est pas lisse et donc ne peut être travaillée à main nu ou si la technique n'a rien à voir avec cette terre si spécifique.
Elles commencent à la main et comme vous allez le voir, la pièce d'argile ne tourne pas, c'est la potière qui tourne autour de la pièce à créer.
La technique est assez originale !
Il faut du temps et un savoir-faire incroyable pour faire un pot. Il leur arrive même de faire des exhibitions de leur technique aux Etats-Unis.
J'espère que vous en aurez appris un peu plus et que vous aurez envie un jour dans votre jardin, si vous êtes fan de poterie, de tenter cette technique.

Nous avons assisté à une cuisson au four mais aussi en meule, un vrai beau cadeau.

Il est nécessaire de faire un lit de bois, d'y mettre le feu.

On ajoute la paille au fur et à mesure puis l'embrasement se fait en quelques secondes.

Les pots vont cuire très vite sur une durée très courte. Ils sont plus fragiles que s'ils avaient cuits en four mais se sont de pots ménagers destinés à la cuisine ou au transport de l'eau, il n'est pas nécessaire de les faire cuire au four pendant 12 heures ou plus.
Voici un exemple de pot de décoration qui cuira au four.
Je ne finirai pas ce post sans quelques photos plus personnel.

Toujours beaucoup d'émotions de parcourir la campagne, les villages

et regarder ses enfants vivre, grandir

Ce week-end, départ pour Kratié pour voir les dauphins d'eau douce. Je vous raconte ça très vite.
Bise à tous
Anne
10 août 2007
Kompong Chhnang la suite les rizières et le village
Vous vous êtes peut être demandés où j'étais passée ? Et bien un peu en Thaïlande pour des histoires de visa, un peu de repos et beaucoup de pluies qui rendent la vie quotidienne moins facile.
Concernant mon travail au sein de l'ONG et la remise à plat de l'ensemble des projets et surtout une reprise en main dû à l'inexpérience et au non professionnalisme d'un jeune homme venu découvrir l'Asie, les tâches sont nombreuses mais peu à peu nous avançons pour j'espère tenir les engagements d'Anakot Angkor, c'est à dire faire profiter du développement économique de la région de Angkor-Siem Reap les villageois cambodgiens du parc archéologique d'Angkor.

Aider ne veut pas dire assister mais bien le contraire. Transmettre, montrer, écouter, comprendre pour que ce pays reprenne enfin son destin en main et ne pas attendre que des pays comme la Thaïlande ou la Corée le fassent pour eux.

Venir travailler pour une ONG est un choix très personnel et si souvent vous me trouvez courageuse alors pensez à tous ses paysans qui travaillent la terre pour gagner 20 à 30 $ par mois, imaginez ses femmes travaillant à l'extraction de la terre et des pierres sur les sites archéologiques même enceinte de 8 mois, parcourez la rizière avec ses enfants qui partent à l'école pour apprendre à lire et écrire leur langue (relire article de l'année dernière) plutôt que de vendre des cartes postales aux touristes.

Vous comprendrez facilement que pour moi il n'y a aucun courage à être ici seulement être solidaire et faire profiter d'un peu de mon temps et de mon expérience.
La solidarité ne se compte pas seulement en don fait à Anakot Angkor, il y a son temps, son énergie, sa volonté mais si il fallait comptabiliser quelques choses alors je paie toujours mon loyer à Paris, mes impôts, mon électricité et autres charges bien réelles dans nos mondes industrialisés.

Il n'y a rien de pire que de vivre dans ses mensonges et en plus d'y croire, de l'écrire et de se venter d'un travail jamais effectué pour ses femmes et ses hommes.
Je ne suis ni super woman, ni la bonté personnifiée mais j'aurai aimé ne pas vivre cette expérience.

J'espère quand me lisant vous avez largement profité des photos des abords du village des potières. Ne vous inquiétez pas, tout va bien surtout depuis que je prends un peu de temps pour moi pour apprécier le Cambodge que j'aime tant et m'enrichir des rencontres et des paysages magnifiques de ce pays.
Depuis quelques jours la pluie est permanente et rend nos vies plus difficiles.

Ce voyage comme vous le savez a été un grand plaisir cela m'a permit de découvrir et d'encore plus combattre le flux migratoire vers les villes.
Les cambodgiens ne vivent pas avec plus d'argent dans les campagnes mais ils vivent sans ordures à leur porte, sous une maison avec murs et toit et une parcelle de jardin pour quelques cultures.

Il est important d'offrir du travail en développant les économies locales pour que le flux migratoire s'estompe. Au sein d'Anakot Angkor, le souhait est de maintenir les potières dans leur village, au sein de leur famille, en vivant dans la maison de leur ancêtre. Un clin d'oeil au passage, la photo précédente vous montre la salle de bain khmère par excellence. Il faudra un jour que je vous en parle un peu plus.

La prochaine fois, je vous raconte les potières, leur travail et une technique incroyable celle du battoir.

Ah oui, j'oubliais, il est presque 19h, je suis au Warehouse comme à chaque fois que je suis sur internet, un super dîner à la maison se prépare ce soir et je porte un PULL ...
Je pense à vous
Anne














