Station gourmande

Blog culinaire, Découvrir les saveurs et mets du monde. Le bassin méditerranéen est ma source et l'Asie a élargi mon horizon

17 octobre 2010

Eating with your heart

Phnom Penh Post

By Nicky MCGAVIN


I
t’s not so much about eating your heart out, as eating with your heart, with hospitality training school Sala Baï’s training restaurant opening its doors to the public on Monday.

The restaurant serves set menu options as well as à la carte, and its dishes are derived from both Asian and Western influences.

From the set menus, the first week’s items include Tonle Sap fish with pineapple and jasmine rice, and beef on lemongrass skewers with pepper dip and jasmine rice.

For more Western appetites, there is pan-fried Tonle Sap fish with lemon butter sauce, and spaghetti with chicken and asparagus. 

Starters include spring rolls, grilled vegetables in a mixed green salad and tomato soup with cheese ravioli.

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Emmanuelle Dethomas, the Sala Baï marketing and communications manager, promises many forthcoming gastronomic treats. “Our chefs are coming up with some wonderful new ideas for the year ahead,” he said.

The restaurant’s set menu, which consists of three courses, costs $8 per person, which is enough to cover the cost of training one student for one day. For those wishing to make a contribution to the future of young Cambodians, this is a perfect opportunity to literally put your money where your mouth is. And of course, it helps that the food is invariably delicious, too. 

On September 6, Sala Baï  welcomed a new intake of 100 young students from the villages around Siem Reap. With free training and board, they will spend the year learning the ins and outs of the hospitality trade. 

This is the ninth intake for the training school, which has already seen 704 students graduate, all of whom have found work in Siem Reap and elsewhere. The school is immensely proud of its record in training and placing students, Dethomas said. “When the general mangers of the hotels come to us and say they want Sala Baï students, that is our best result.” 

Last week was what the school called the “semaine de gout” – a tasting week to introduce the students to the strange tastes integral to Western cooking such as vinegar, butter, cheese and wine. This is an important aspect of their learning, as they must be prepared to work in both international and Cambodian kitchens. 

The chefs-cum-trainers this year are Sith Pisan and Dam Chamroeun. Sith Pisan has just returned to Cambodia after spending four years as
a chef at a five-star hotel in Dubai, while Dam Chamroeun is actually a graduate of Sala Baï from the second intake when he trained under former high-profile head chef at the Hotel de la Paix, Joannès Riviere.

“The most important thing we do is poverty reduction,” says Dethomas. “Through a whole year of free schooling, materials, clothes, room and board, as well as helping find a job at the end, we are helping the students to open a window into a new future”.

Posté par AnneE à 01:27 - Cambodge - Sala Baï - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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07 octobre 2010

Cambodge Soir - C'est fini

Je voulais vous faire partager la dernière chronique du Baraing, du dernier Cambodge Soir, elle me semble très réaliste.

La dernière chronique du Barang - Écrit par Frédéric Amat

C’est sur l’aéroport international de Kompong Speu désormais banlieue de Phnom Penh qu’atterrit le

Boeing

en provenance de Paris ce mardi 30 septembre 2025. Cette chronique, la dernière du Barang, est une pure fiction pour la simple raison qu’elle se déroule dans le futur.

La capitale a changé de nom. Elle est devenue The Penh, tout comme Angkor City a remplacé Siem Reap. Ces modifications sont récentes, détaille un article du Cambodia Monthly, le dernier journal en langue anglaise du Royaume, vendu 6 Yuans (soit l’équivalent d’un dollar, cette monnaie ayant été remplacée au Cambodge par le Yuan). Le magazine format A4 en bichromie est noyé au milieu de nombreuses publications en chinois et en coréen, dans le rayonnage de la librairie de cet immense hall des arrivées internationales.

Dans le Cambodia Monthly de septembre 2025, la sauce soja Kikkoman s’affiche toujours en pleine page, tandis que de nombreuses autres sont garnies d’encarts d’offres d’emplois pour des responsables de projets d’agences onusiennes. C’est rassurant : les bonnes choses ne vieillissent jamais.

Le nouvel aéroport est le fruit d’une joint-venture Cambodiano-Coréenne. Il est relié au coeur de ville par un monorail ultra-moderne offert en 2021 par la Corée réunifiée, comme l’indique une plaque commémorative. Au bout de quelques minutes, le monorail longe les tours de verre du quartier des affaires, là où, jadis, se dressait l’ancien aéroport de Pochentong rasé en 2017. C’est au coeur de cette City que vient de se terminer le chantier de la tour OSS 777, supplantant de plus de deux cents mètres la tour 555, un projet initié en 2010 pour permettre aux Cambodgiens d’admirer leur ville de haut. Son inauguration se déroule dans quelques jours en présence de nombreuses personnalités politiques étrangères dont, fait exceptionnel, le Premier ministre français, Marine Le Pen. Le journal en parle. Il note qu’un vieux syndicaliste français, résidant à Angkor City de longue date, menace de s’immoler par le feu si la chef du gouvernement venait à poser un pied sur le sol cambodgien. C’est la première fois depuis 1995 qu’un représentant français de ce rang se déplace officiellement au Cambodge.

En effet, les relations entre les deux pays s’étaient assombries lorsque le groupe pétrolier Total avait perdu les dernières concessions dans le golfe du Siam ainsi que la totalité de ses stations services sur l’ensemble du pays. Puis le contact entre les deux nations s’était définitivement coupé lorsque la société gestionnaire des aéroports, dernière entreprise française encore implantée dans le Royaume, avait vu son contrat annulé au profit d’une société coréenne. Le temps a passé, l’eau a coulé sous les ponts et les relations sont à nouveau au beau fixe entre les deux pays. C’est pour matérialiser ces nouveaux liens que Marine Le Pen est attendue. Le Premier ministre français profitera de sa venue pour inaugurer la nouvelle représentation diplomatique située dans une villa du quartier de Boeung Keng Kang, au 26CD de la rue 302. Quant à l’ancienne ambassade, elle a été transformée il y a quatre ans en terminus du Monorail. La station s’appelle « le Portail », en français. La rue de France, toute proche, a été rebaptisée la même année « Kim Jong Il Street », en hommage à la réunification réalisée quelques mois après la mort du « cher dirigeant ». Quant au bâtiment du Centre culturel français, il abrite les bureaux de McDonald, la célèbre enseigne de fast-food made in America, largement implantée dans le Royaume.

Sur l’avenue qui court sous le monorail, la circulation automobile est figée dans un immense bouchon, mais des milliers de motos se faufilent entre les véhicules de luxe. La ville a des allures de Bangkok des années 2000. Dans un entrefilet du Cambodia Monthly, quelques lignes annoncent que des experts ont finalement décidé la destruction de la structure de la Gold Tower 42, dont les travaux avaient cessé en août 2010. C’était un mois avant la fermeture de Cambodge Soir Hebdo. C’était il y a 15 ans. Jour pour jour.

À l’époque, personne n’avait réalisé que l’insignifiante disparition du dernier journal d’information en langue française de la région annonçait la fin d’une époque. La chute de cette minuscule pierre avait rapidement été suivie par celle de l’édifice tout entier, laissant la place à des nations plus puissantes, plus riches et surtout plus ambitieuses. L’effet papillon en quelque sorte.

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Posté par AnneE à 08:48 - Cambodge - Balade - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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