13 avril 2008
Soursdèy tchhnam thmèy
Bonne Année à tous les cambodgiens qui fêtent à partir d'aujourd'hui le nouvel an khmer. Nous entrons dans l'année 2552 ainsi que dans l'année du Rat.
Mon premier nouvel an khmer au Cambodge. C'est un moment pour se retrouver en famille, aller à la pagode et profiter des êtres chers.

Le nouvel an dure 3 jours mais comme il démarre cette année un dimanche, 4 jours sont fériés.
Je vais essayer de vous en raconter un peu plus dans les jours à venir.
Je vous souhaite à tous un bon dimanche.
AnneE
12 avril 2008
Un jour, une photo - Rire d'enfants
Durant cette matinée, en dehors des jeux, nous avons assisté à des défilés de mode, quelques danses et quelques chansons toujours dans le cadre de l'inauguration du centre de Siem Reap de l'ONG Friends International.
De les voir s'amuser, vous donne instantanément le sourire et eux ils ne sont pas en reste.
Chaque jeu à donner lieu à des fous rires, cris et hurlements de joie.
En l'occurrence, celui-ci que nous pratiquons aussi, a pour principe d'attacher un pied de chaque enfant ensemble et d'organiser ensuite une course.

Les chutes sont inévitables, les fous rire aussi.
J'essaie, modestement, au travers du blog et des photos de vous sensibiliser au problème des pays du Sud (c'est comme ça qu'on dit maintenant) ou en développement ou du Tiers-monde.
Vous dites, il n'est pas facile de résister, je le sais, en vivant sur place, vous êtes tentés (souvent, tous les jours) de donner mais au moment où je me laisse attendrir je repense immédiatement aux histoires, au passé de ses enfants que je croise chez Friends lorsque je passe dire bonjour.
Et je vous assure que les conséquences sont immenses que plus jamais vous ne franchissez le cap.
Nous sommes toujours dans la même logique, les enfants des rues d'aujourd'hui ont besoin d'ONG pour leur venir en aide ou des structures de l'état aidées par des organisations internationales.
Mais leur petit frère ou leur petite soeur encore à la maison ?
Si nous ne changeons pas notre attitude, ils dorment aujourd'hui dans un hamac, peut être qu'avec un bol de riz, peut être qu'avec un toit en paille.
Mais ils ne sont pas dans la rue à subir de jour comme de nuit toutes les perversités de nos sociétés.
Dans le rue, il faut survivre, il est préférable d'être le dominant que le dominé, il faut manger, trouver un coin pour dormir, subir, violenter, être contraint ...
Plus jamais ça
11 avril 2008
Un jour, une photo - Chant
Friends international a plusieurs grands projets phares, Mith Samlanh (centre basé à Phnom Penh), Kaliyan Mith (centré basé à Siem Reap), Healthandlove et Child Safe
L'objectif de Child Safe est de protéger les enfants au Cambodge contre les abus sexuel, les violences domestiques, la drogue, etc.
Ces enfants ne sont pas tous cambodgiens mais ils vivent sur le sol cambodgien, c'est la cas des enfants des rues vietnamiens.
Ils ne sont pas d'origine vietnamienne, ils sont vietnamiens, en irrégularité, sans papier, sans visa, finalement ils n'ont pas d'existence au Cambodge puisque les autorités occultent leur présence.

Childsafe s'appuie sur un réseau formé par ses social workers, personnel des hôtels et guesthouse, taxis, tuk tuk, etc.
Avec l'aide d'une brigade de police spéciale, ils luttent contre toutes les formes d'abus sur les enfants.
Les enfants des rues sont de proies faciles, ils sont vulnérables.
Leur parcours avant d'arriver au centre et plus que difficile et la vie ne leur a rien épargné.
Une mère de 3 enfants, un peu sorcière, jette un ou des sortilèges sur des gens de son village.
L'un d'eux a probablement fonctionné puisque les villageois ont pris peur et ont décidé sous les yeux de ses 3 enfants de la lyncher à mort.
Surement tous les villageois étaient présents, chef de village, policier, notable, paysan, les femmes, les hommes.
Les enfants ayant assisté à la scène devenaient un peu gênant, heureusement une ONG les a "extirpé" du village pour les confier à Friends international.
Aujourd'hui, ils vivent au centre. Le tribunal a donné la garde des enfants à l'ONG.
Cette histoire n'est pas unique.
Je ne vous parlerai pas des réseaux de pédophiles, vous avez vu la mobilisation d'Interpol pour arrêter un pédophile ayant commis plusieurs viols sur des enfants au Vietnam et au Cambodge. Après avoir décrypté ses photos, la diffusion sur toutes les chaines de télévision du monde entier de son portrait, l'aide de personnes l'ayant reconnu, a permis son arrestation en Thaïlande.
10 avril 2008
Un jour, une photo - Douceur
Quelques photos de la fête organisée par les enfants avec l'aide du personnel de l'ONG.
Friends international a ouvert un centre de formation à Siem Reap, comme à Phnom Penh, devrait s'ouvrir dans les prochains mois un restaurant d'application.
Vous pouvez aussi soutenir l'ONG en achetant au vieux marché de Siem Reap (Old market, Psar Cha) des objets vendus sur leur stant, sac, cahier, bijoux, porte clé, faits à partir de matériel de récup.

Pourquoi des parents poussent leurs enfants à la rue ?
Parce qu'ils rapportent de l'argent. Ils vendent des livres, des cartes postales, leur corps
Et vous achetez
Parce que les touristes leur donnent de l'argent, à manger, des stylos qu'ils revendront
Et vous le faites
Parce que sans penser à mal, vous êtes attendris, meurtries de voir des enfants, ainsi, seul dans la rue, trop jeune, trop pauvre, trop sale, trop gentil avec leur beau sourire
Vous avez raison mais ensuite
Vous devez imaginer la suite et donc ne jamais donner d'argent, à manger ou toutes autres choses aux enfants des rues ici ou ailleurs.
Si vous voulez faire quelques choses, contactez une ONG sur place et faites un don.
Nous devons changer nos comportements maintenant
09 avril 2008
Un jour, une photo - Guerrier
Suite des photos de la fête d'inauguration du centre de Friends international à Siem Reap.
Le personnel de l'ONG les aident à canaliser la violence en eux, il leur a fallu survivre et donc cela implique à leur arrivée beaucoup de violence, de rancoeur, un manque de confiance.
J'ai pris la photo sur le vif et en l'occurrence, ce n'était qu'un jeu, sans violence, entre 2 garçons de quel âge à votre avis ?

8 ans, je sais vous alliez probablement plutôt dire 4 ou 5 ans
Il est effrayant pour moi d'entendre les enfants des rues parler plusieurs langues, chanter les chansons populaires d'Espagne ou du Japon et de ne pas savoir lire et écrire le khmer.
N"oubliez pas que l'apprentissage de ses nouvelles langues par les enfants des rues dans le monde entier a toujours la même conséquence, faciliter la vie des pédophiles dans l'approche des enfants.
Nous ne parlons pas d'apprendre une ou plusieurs langues à l'école ou en cours privé, non, je parle d'enfants des rues, déscolarisés, proies faciles pour tous les prédateurs qu'ils soient pédophiles, mafieux, ou autres.
Nous devons changer nos comportements maintenant
Anne
08 avril 2008
Un jour, une photo - Course en sac
L'ONG Friends international (franco-khmer) a ouvert à Siem Reap, ville des temples d'Angkor, un nouveau centre de formation. Jeudi dernier, après une cérémonie religieuse avec l'ensemble du personnel de l'ONG et les enfants, une petite fête préparée par leur soin a eu lieu.
Un plaisir immense de voir ses enfants s'amuser, profiter, rire.
Je vais vous proposer dans les prochains jours quelques photos que j'aie prise durant cette fête.
Je sais que comme moi vous êtes touchés par le regard, le sourire des enfants du Cambodge.
Cette fois-ci, je souhaiterai que vous regardiez les photos sous 2 angles, le bonheur des scènes, des rires et des regards des enfants, ensuite, que vous imaginiez les mêmes enfants dans la rue, drogués, prostitués, chiffonniers, vendeurs, voleurs.
Mis à la rue par leur parent, enfui après les coups trop fréquent ou ayant assisté à l'assassinat de leur mère, père, frère ou soeur par leur mère, père, frère, soeur ou habitant de leur village.
Voilà ce qu'ils étaient il y a peu de temps.
Aujourd'hui, ils sont pris en charge par l'ONG et son personnel, ils ne sont pas enfermés, ils peuvent franchir la porte à n'importe quel moment. Ils apprennent à lire et écrire le khmer quelques soient leur âge, ils apprennent l'hygiène, la vie en communauté, l'autorité, la camaraderie, un métier (coiffeur, cuisinier, mécanicien, couturière, etc.)
Ces enfants sont en vie, plein de vie, avec une envie de vivre que vous allez découvrir au fil des jours.
Après 13 ans de présence au Cambodge, L'ONG Friends international, sait, que beaucoup s'en sortiront, d'autres mourront, finiront en prison ou retourneront à la rue ...
Mais regardez les, ils méritent que nous nous mobilisions pour eux.
Pour leur permettre de grandir dans leur pays, participer à l'âge adulte à l'économie, à la vie politique, associative, être des citoyens, des parents, ici au Cambodge.
Merci à toute l'équipe de Friends International pour une fabuleuse matinée et un excellent déjeuner.
Anne
03 avril 2008
Un jour, une photo - Fille
retrouvez les visages du Cambodge en cliquant sur les catégories ou ici

02 avril 2008
Un jour, une photo - Cool

Je ne sais pas s'il me lira mais je voulais remercier Benoît pour un pur plaisir 2 vrais, bons, saucissons de chez nous. Et puis jamais 2 sans 3 alors je vous attends pour un autre dîner au restaurant, peut être l'année prochaine pour continuer à découvrir le Cambodge. J'espère que vous penserez à moi en buvant votre café.
Merci à Mercotte pour les moules individuelles en forme de coeur, je cherche une nouvelle recette de dessert pour les mettre en valeur.
01 avril 2008
Un jour, une photo - Sortie de classe, sur la rive
Hier j'ai fait plusieurs mise à jour de mon post, dont l'une pour vous annoncer la mort de Dith Pran.

Brigitte a raison, les images que vous regardez en ce moment dans Un jour, une photo pourraient être semblable à celles prises en Guyane, à Madagascar ... et bien d'autres pays où se cotoye 2 mondes qui bientôt ne se parleront plus.
30 mars 2008
Un jour, une photo - Sortie de classe, les filles
Pour revoir la photo des garçons publiée il y a quelques jours cliquez ici

Demain, je vous montre l'école de Prek Toal, village du lac Tonlé Sap. Les photos ont été prises à la sortie des classes.
Comme vous avez changé d'heure, nous n'avons plus que 5 heures de décalage.















