Fête des eaux - Les visages du Cambodge
Rien de tel pour commencer cette série sur la Fête des eaux que vous montrer les visages que je croise tous les jours.

Une caractéristique, que vous soyez une femme ou un homme, vous portez le krama. Autour du cou, de la tête, de la taille. Ils sont rouge, bleu, parme, beige à carreaux toujours. Plus ou moins grand, plus ou moins cher. Il ne faut pas les confondre avec les sarangs que les cambodgiens utilisent comme des "paréos" pour se laver dans la cour de leur maison.

Beaucoup d'attente pendant ses deux jours de fête. Il a fallu attendre l'installation du gouverneur dans la tribune officielle pour qu'ensuite les équipage et bateaux lui soient présentés.
Puis il a fallu encore attendre des heures avant que les courses démarrent alors, les enfants en ont profité pour se baigner dans la rivière. Pour être honnête, je ne mettrai même pas un doigt de pied.

L'attente permet aussi de se restaurer. J'ai goûté pleins de nouvelles choses, des cosses de tamarin aigre-doux, des galettes de petites crevettes et puis le grand classique de la street food cambodgienne la mangue verte à tremper dans un mélange de sel et de piment.

Avec les ravages du génocide (1975 - 1979), il est rare de voir des vieilles personnes et très souvent se sont des femmes. Je n'ai aucune explication à vous donner mais c'est une des interrogations alors j'espère pouvoir un jour vous éclairer. Elles sont en règle générale (à mes yeux) très belles et très dignes.

J'en parle assez souvent sur ce blog, aujourd'hui au Cambodge, la majorité des enfants ne pourraient pas aller à l'école sans l'aide des ONG. Les organisations proposent plusieurs formules, le parrainage d'enfants, le financement et l'administration de structure scolaire, etc.
Dans tous les cas, faites le choix d'une petite ONG, implantée dans le pays, avec une équipe de coordination mixte (occidentaux et khmers), dont les frais de fonctionnement ne ponctionnent pas tout l'argent que vous versez.

Je n'ai pas envie de vous faire un long discours aujourd'hui sur les comportements à adopter en participant à des programmes de parrainages ou en visitant le Cambodge mais gardez en tête que 20 euros environ 30 $ est le salaire de beaucoup de cambodgiens.
Il n'y a ni théâtre, ni cinéma, ni Mc Do au Cambodge. Les enfants ne sont jamais aller à la mer et ne savent pas ce qu'est la neige. Il n'y a pas toujours l'électricité dans les maisons. Il n'y a pas de bibliothèque (enfin si une seule à Wat Damnak, il faudra que je vous en parle rapidement mais encore peu d'ouvrage sont publiés en khmer).
Alors lorsque vous parrainez un enfant, en lui écrivant, qu'ils soient cambodgiens, malgaches ou boliviens, n'oubliez pas que votre réalité n'est pas leur quotidien.

Votre rôle est d'aider à la scolarisation et à l'instruction des enfants, dans leur pays, au sein de leur famille, et de ne pas sacrifier une autre génération, de voir un jour, ces enfants, devenus adultes, changer le cour des choses, politiquement, économique et socialement.
Les jeunes adultes sont dans une situation plus critique. Presque aucune infrastructure pour les former au Cambodge, probablement, le plus grand défi à venir.

Ne pas voir les générations entre 20 et 45 ans, oubliés et laissés à leur sort. C'est aussi pour cela que beaucoup d'étrangers font le choix de venir vivre au Cambodge et créer leur entreprise souvent avec un passage dans une ONG auparavant.
Vivre ici, permet par l'exemple, d'aider, d'éduquer, mais aussi vivre ici, permet de faire travailler des cambodgiens en leur offrant un salaire correspondant aux nouvelles réalités économiques.

Revenons à la fête, autant vendredi, il y avait foule mais samedi une marée humaine venant de toute la province est venue faire la fête à Siem Reap, assister à la finale, faire des offrandes, assister au feu d'artifice.

Osmose a participé avec un équipage composé des villageois de Prek Toal. Osmose est une association oeuvrant à la protection de l'environnement du lac Tonlé Sap. Leur programme est vaste conservation, éducation, éco-tourisme, faire profiter les villageois de Prek Toal au développement économique du lac. Je vous en reparlerai plus longuement prochainement.

Un bateau portait les couleurs du Pays de la Loire et des Avocats sans frontière.
Il y avait des équipages de la police, de l'armée. Je crois, qu'il y avait 10 bateaux 100 % féminins.

Un peu plus demain, avec la team franco-khmère et surtout les courses.
Bon dimanche
Anne